Rhinoplastie : toutes les informations précises sur la rhinoplastie.

Les différents types de nez

Classiquement, on propose, une Classification synthétique, qui en raison de la grande variété des formes du nez, ne peut être ni exhaustive ni complètement exacte. Son intérêt est surtout de faire ressortir à la fois le trait saillant et la correction chirurgicale la plus adaptée.
On distingue schématiquement :

La base élargie

dépassant parfois la ligne verticale inter canthale. Des ostéotomies latérales très basses sont nécessaires pour obtenir un rapprochement suffisant des volets osseux et éviter une marche d’escalier.

Le nez large

c’est le Dorsum qui est large ; le risque est de produire un « toit ouvert » malgré des ostéotomies latérales bien faites ; on réalise donc pour combler ce hiatus, des greffes cartilagineuses le long du Dorsum.

Le nez étroit ou en tension

le Dorsum est très étroit en lame de sabre. Après résection de la bosse, on utilise paradoxalement le même procédé de greffes cartilagineuses ou « Spreader grafts » mais pour obtenir l’effet inverse d’élargissement du Dorsum.

Le nez long

un nez peut paraître long au premier abord ou se révéler comme tel après résection de la bosse ; ce qui se voit bien dans les simulations. Le raccourcissement ne doit donc être décidé et réalisé qu’en fin d’intervention.

Le nez court

c’est le phénomène inverse et la correction, plus délicate, requiert des greffes d’allongement du septum.

Le nez en bec d’aigle

il combine une bosse ostéo cartilagineuse importante, une pointe plongeante, une fermeture de l’angle nasio-labiale et parfois un menton fuyant. La correction est un équilibre entre ces trois paramètres.

La théorie du tripode et de son socle

on compare la pointe cartilagineuse du nez à un chapeau de gendarme posé sur un socle. Il devient alors logique de modifier l’orientation et la projection de la pointe, en agissant aussi bien sur la forme propre du chapeau, le Tripode, que sur son support, le Piédestal.

La pointe plongeante ou retroussée

la correction portera sur les Alaires et/ou sur le segment caudal de la cloison dont on changera l’orientation. La pointe trop ou insuffisamment projetée : la correction portera sur les mêmes éléments qu’il faudra greffer en cas d’insuffisance. Une pointe hyper projetée pourra nécessiter une résection des Dômes.

La pointe bulbeuse ou bifide

c’est un rapprochement des Dômes avec ou sans greffe de SHEEN qui sera ici nécessaire.

La columelle procidente ou rétractée

c’est sur le segment caudal de la cloison que portera le plus souvent, la résection ou la greffe.

Le nez a racine haute

c’est un Radix insuffisamment creusé dont la correction sera assez laborieuse avec une râpe spécialement conçue pour cette région d’accès difficile. On peut également utiliser un moteur pour fraiser cette région.

Le nez âgé

le Dorsum s’amenuise, la pointe plonge et la columelle se rétracte ou devient pendante. La correction de tous ces éléments donne un « coup de jeune » indéniable.

Le nez traumatique

Surtout quand les fractures sont anciennes et multiples on va retrouver toutes les combinaisons de déformations du Dorsum mais aussi de la pointe. Ensellures, Déviations, torsions qui représentent de vrais challenges.

Date de dernière mise à jour: 15 octobre 2017

Contact

Dr François ALLOUCHE

36, avenue Charles de Gaulle

92200 NEUILLY SUR SEINE

FRANCE

Tél. +33(0)1 46 66 60 66

E-Mail

dr.allouche AT gmail.com